Société

La situation sécuritaire ravit la vedette au problème d’eau. La criminalité se développe

En deux mois seulement, le Centre de santé de Bangoulap a été cambriolé, des médicaments emportés, un papa assassiné dans sa plantation sous la lumière du jour, une grand-mère bien âgée se fait violer à domicile. Bangoulap fait peur même à ses propres fils.

Trop c’est trop. Bangoulap est devenu un repère de criminels de grands chemins, des hors-la-loi. Ils sévissent sans la moindre inquiétude. Bangoulap fait peur ces derniers temps, les populations vivent quotidiennement dans la peur d’être braquées, volées, violées ou agressées. La peur d’être la prochaine victime de ces criminels s’intensifie dans chaque famille. Les agressions se suivent, se multiplient et se succèdent comme les jours d’une année. Finalement on ne sait plus quoi faire, même les élites sont victimes. La sécurité des biens et des personnes fortement menacée est l’apanage de Dieu et Dieu seul à Bangoulap. Pourtant le politique a promis la création d’un poste de gendarmerie à Bangoulap depuis au moins 4 ans.

Les populations ne croient plus à l’arrivée des pandores à Bangoulap. Chacun y fait de son mieux avec l’aide du ciel pour assurer sa sécurité personnelle et celle des siens. Et bientôt une crise alimentaire à Bangoulap, par peur d’être tué dans sa plantation. Qu’il pleuve ou qu’il neige, des boutiques et des ventes ben ciblées sont cambriolées, tout récemment c’était le centre de santé intégré de Bangoulap qui recevait la visite de ces professionnels du crime. Ils avaient emporté avec eux tous les médicaments du centre. L’heure est si grave, à tel point qu’on ne saura parler d’urgence. Il faut passer à l’action, il faut réduire à tout prix la marge de progression du grand banditisme à Bangoualp, mettre ces activistes hors d’état de nuire.

C’est trop et trop même, la liste des personnes agressées ou tuées s’allonge un peu plus chaque jour au village de Feu Tchana Pierre, Jack Djeyim et Marole Tchamba. Les populations impuissantes ne peuvent rien. Il faut sauver la cité de Bangoulap Tour des griffes des criminels. La sécurité, l’une des conditions sine qua non du développement durable qui conduit à l’émergence est fortement menacée. Abandonner une population à elle-même comme c’est le cas à Bangoulap est inacceptable, déplorable surtout quand on sait que l’Etat est garant de la sécurité des biens et des personnes. Pourquoi une telle inertie ?

Depuis 4 ans, le chef de l’Etat a signé un décret autorisant la création d’un poste de gendarmerie à Bangoulap. Ledit poste se fait toujours attendre, l’impatience et la peur se disputent la vedette dans un groupement qui compte à peine vingt mille âmes. Lors de sa tournée de prise de contact, le Sous-préfet de Bangangté a été informé de l’excroissance de l’insécurité chez les Bangoulap, il avait en réponse proposé la création d’un comité de vigilance avec son accord.

Le temps passe, les criminels se plaisent dans leurs salles besognes, aucune riposte de moindre ou de grande amplitude n’est apportée pour contrer les malfaiteurs à un repli. Au contraire, le naturel revient au galop. Interpellé sur la question, voici ce que laisse entendre le Président du Comité de Développement Bangoulap, Monsieur Ernest Yonga Ngatchou dit watba Nsob « Désolé, c’est bien de se préoccuper de cette situation qui ne date pas d’hier et dont les instances administratives sont saisies. Le dossier est dans les circuits. De plus l’Administration gère son agenda et pas le nôtre. Le groupement Bangoulap a fait ce qui concerne son cahier de charges. Nous attendons la nomination d’un chef de poste et l’affectation du personnel. Les espaces ne manquent pas pour y loger le poste en attendant d’en construire. » Interrogé sur la position du Comité de Développement par rapport à la situation et la création d’un comité de vigilance, il affirme avec peu de précisions que « Le Codeba ne suit pas les événements mais gère des projets bien élaborés. Cet aspect du comité de vigilance n’est pas isolé mais, rattache au poste de Gendarmerie. Sa mise en place obéit à des procédures précises. » Malgré ces réponses, l’incertitude est encore plus grande, déjà qu’on ne parvient pas à joindre le Colonel Nana, président de la commission sécurité du codeba pour en savoir davantage sur un terrain qu’on dit avoir été retenu par le Roi avec le Commandant de la Légion de Gendarmerie de l’Ouest. D’après certaines indiscrétions, le comité de développement doit trouver dans l’urgence une solution, faute de quoi cette inertie coûtera encore des vies.

De l’avis de Guy Arnaud Tchiesso, Secrétaire Général de la Famille Royale, « En toute chose nous devons rester dans la légalité et mettre ceux qui ont la légalité face à leurs responsabilités. Mais nous n’allons pas restés tranquilles si jusqu’à la fin de ce mois on n’a pas une avancée palpable dans ce dossier » En attendant le réveil des élites et autres forces vives, l’insécurité joue ses prolongations à Bangoulap. A peine que le village s’est remis de  l’assassinat du patriarche Mbeu Nzifeu Petnji Joseph, c’est une autre grand-mère résidant à la’afeng qui a été violée en pleine nuit dans son domicile. Insatiable !!!

Nonobstant, l’avenir sécuritaire de Bangoulap est une préoccupation de toutes les filles et fils quel que soit leur lieu de résidence, car les familles résidant en ont besoin. Oui le diable rôde à Bangoulap, bien malin qui pourra nous démentir, violer une grand-mère, c’est voler l’amour d’une famille. C’est choquant !!!

En attendant impatiemment la fameuse fumée blanche dont l’apparition pourra coïncider avec la sortie de terre du poste de gendarmerie, les criminels bien renseignés continuent quant eux à sévir et à courir sans craintes  dans la nature au même rythme que le vent. Pire encore, la question du temps demeure réelle, le bâtiment construit, il faudra encore attendre l’arrivée des gendarmes affectés. Une autre étape cruciale de ce chemin de croix, dans ce cas, point besoin d’ignorer l’inertie et la lenteur administrative de chez nous. Où est Nsi Ntagni, alors qu’il vit à Bangoulap ?

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