Société

Paix: La demande de pardon de Djambeu Nfanga à son père le roi Bangoulap

Enfin, le triomphe de la raison et la paix

Au terme d’une assise réconciliant le Fils et son père, le Chef concluait en ces termes : « J’accepte le pardon de TETCHOU mais je n’oublie pas ce qui a été fait,  ça marque mon règne, le jour que j’écrirai l’histoire de mon règne, cela apparaîtra dedans continuons à travailler pour notre village le chemin est long. C’est la dernière fois que je m’évertue pour un tel acte, que la prochaine personne se tienne bien pour s’attaquer à la dignité de mon règne. »

Le 20 Janvier 2017 restera en mémoire dans la famille SAH KUIGWA. L’Océan s’était installé entre cette famille donc la concession jouxte la chefferie supérieure Bangoulap depuis le 14 Septembre 2016  au cœur de l’indignation, le problème de litigieux de la propriété Royale par DJA Mbeu NFANGA où s’en est suivi dispute et irrespect envers le monarque et d’où le 15 Septembre, notables, chefs de quartiers et populations se sont soulevés érigeant une barrière évitant l’embrasement du village. Situation qui véritablement mit Elites, populations dans le dilemme et l’émoi compte tenu du statut de DJA MBEU FANGA dans le village l’importance qu’il joue en tant qu’Elite intérieure ; aimée de tous. Au vu de la gravité de la situation où les autorités, les Elites, les Notables ont tenté sans succès l’amorce par leur médiation, c’est la sagesse à juste valeur de l’initiative décisive et déterminée de l’Honorable leur embonpoint agissant dans le respect absolu vis-à-vis du Roi ont pu décrocher l’accord de principe de SM YOMKEU pour ce jour solennel de Pardon Public afin que nul n’en ignore et que ça serve de leçon pour les prochains opportunistes.

Le Déroulement même de la cérémonie qui avait les allures d’audience de dot. C’était en présence de toute la grande notabilité du village et des invités et de la grande famille SAH KUIWA conduit par Veun KUIDJA. Le Roi dans son mot introductif annonce à ses notables ceci. « Je vous avais dit que j’attendais notre fils FANGA Alexandre, c’est à eux que revient la Parole. » C’est l’Honorable Polycarpe POUNDE, l’Homme pluridimensionnel et de concorde dans le Ndé, l’homme médiateur et réconciliateur qui prit la parole pour signifier ceci au Roi :  » BELON, il y a trois semaines, nous sommes venus voir le chef Bangoulap pour le problème qui l’oppose à son fils, afin que le chef le pardonne, l’accepte et le bénisse. »


Le Roi : Je vais suivre ce que lui-même le concerné. Va dire à l’attention de mes notables, chefs de quartier et toute l’assistance.
Dja Mbeu NFANGA : YAH ! Belon !Ndeuhlah, Nzui manto !, Nouvelle année, nouvelle méthode, l’homme est fautif comme il cogne son pied. Depuis l’accession de Feun Nzoua en 2004, je ne l’ai jamais offensé, j’ai toujours travaillé avec lui, qu’il m’excuse pour mes propos déplacés à son égard,  , qu’il m’excuse,   qu’il m’accepte que les notables m’excusent, qu’il sache que le cœur est faible par moment, je parle de tout mon cœur et sincèrement ,c’est de tout cœur que je demande ce pardon parce que je reconnais ma faute, mon erreur. Accepte-moi mon Père afin qu’on travaille ensemble pour le progrès de notre village, pour la paix dans Bangoulap, pour l’entente et l’amour dans notre village. Merci.
Le Roi : Moi qui suis ici sur le trône, ce n’est pas moi qui avais choisi et voulu y être. Ce sont nos ancêtres Bangoulap qui l’ont décidé ainsi. Ce n’est pas moi qui suis proclamé Roi Bangoulap, mais ce sont les Bangoulap. Sachant ce que c’est qu’un Chef Supérieur pour un village, pour un pays, vous lui donnerez le respect dû. Je suis chosifié, vilipendé. Vous me manquez du respect. Que ce que j’ai vu et vécu le 15 Septembre2016 dans Bangoulap ne se répète plus. Je pensais que ta femme qui est ma sœur devait être-là.
Dja Mbeu FANGA : Elle arrive Belon, elle est en train de prendre des dispositions pour la suite de cette cérémonie.
Dja Mafeu FANGA KUIKA, Belon ! Je ne t’ai jamais insulté et je ne le ferai jamais
Roi : Actuellement, le domicile Sah KUIGWA est dans la propriété de la Chefferie. Je ferai appel à un géomètre qui fera une levée topographique et vous allez compenser l’espace occupé. Je le dis sincèrement. Ma sœur m’a insulté, en ces termes : « on dit qu’on appelle celui-là Chef ? » On ne tutoie pas le Chef comme tu penses. Si c’était avant, ce qu’on ne vous dit pas. L’administration a anéanti le pouvoir des chefs supérieurs. Tu demandes les excuses alors que c’est toi qui m’as piétiné. Même comme tu demandes les excuses, jusqu’ici tu as empiété le domaine de la chefferie Hélas, occupée avec force, je dis qu’on va mesurer et tu compenseras au cas contraire, on laisse la demande d’excuse, et on entre dans l’histoire.
–    Dja Mbeu FANGA, c’est vrai Belon !
–    Veun KUIDJA : Belon, nous avons tout compris
Le Roi : Je prends le nom de tous les Bangoulap pour simplifier tout ce problème avec. Mais prenons cette situation pour être sages ici à Bangoulap. Si d’aventure quelqu’un refait la même chose, il n’y aura pas de pardon et il assumera. Il n’y a pas de petit et de pauvre à mépriser à Bangoulap par les grands et les riches. Je n’accepterai jamais ça. Faisons tout pour savoir respecter notre frère, notre sœur.
Veun DJEUZI : Merci Belon pour ta sagesse éclairée qui remet les étoiles dans ce village tout ce que nous les neuf notables te demandons, ce qu’il ne faut pas consigner cetette situation dans tes mémoires.
–    Le Roi : comment ça? c’est un fait de mon règne à consigner par écrit afin que les générations futures n’en ignorent ce qui s’était passé en mon époque.
C’est par des réjouissances et des repas bien arrosés offerts par la famille NFANGA que la satisfaction lue sur le visage de tous mit l’ambiance des grands jours dans le hall de  la chefferie. Ce qui a laissé Mbeu TALSA très ému dire : « avec ce problème ». Je ne parvenais pas à dormir mais aujourd’hui, je suis libéré, j’étais comme jeté dans un fleuve où je ne savais plus sortir ».

Un bœuf a été remis à la chefferie pour sceller cette réconciliation, et chaque notable a reçu un Paquet de Dja Mbeu NFANGA pour la communion paternelle. Tout est bien qui finit bien

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