Histoire Géographie de Bangoulap

LA GEOGRAPHIE PHYSIQUE DE BANGOULAP

Elle concerne: le relief, le climat, l’hydrographie, la végétation

1- Le relief : Appartement à la région montagneuse de l’Ouest Bangoulap n’échappe pas à la tradition de hautes terres, car son relief est très accidenté sur les 86 Km2 de surfaces qu’il couvre. Dans le village il y a une succession de collines et de montagnes dont les plus hauts sommets sont Meneu (1 511 m) ; Ntagni (1 475 m) ; Noufam (1 301 m) ; Sagna (1 289 m).

On note également la présence de vallées trop ancaissées aux abords de ces collines ou de ces sommets ; l’une des plus importantes est la vallée en V de Bouli (plus de 100 m d’encaissement ). Les vallées en U y sont rares er l’on retrouve cependant la pus importante à Nzui-djong (vallée de Nzui-Ndjuig). Zone trop fertile pour l’agriculture : cette fertilité s’explique par le fait que la vallée de Nzui-djong est une zone de bas-fond, de dépôt des colluvions recueillis par le torrent sur le flanc des versants.

2- Le climat : Comme la plupart de village de l’Ouest, le climat à Bangoulap est du type Camerounien d’altitude. Ce climat se caractérise par l’alternance de leur grande saison inégalement répartie pendant l’année :
– Une saison des pluies de huit mois environ, allant de mi-Mars à mi-Octobre. On note également ici des nuits trop fraîches, lequel froid se poursuit jusqu’aux premières heures de la matinée. Cette saison s’accompagne aussi des averses brumeuses dans les nuits.
– une saison sèche allant de mi-Novembre à Mars. Ce climat favorise la pratique culturelle sur une bonne partie de l’année.

3- Hydrographie : La chaîne de collines que nous retrouvons à Bangoulap est une ligne de partage des eaux, car des petites rivières y prennent leur source. Parmi ces petits cours d’eau, retenons les plus importants :
Nze : c’est du point de vue grandeur le cours d’eau le plus important du village. Il arrose la vallée de Nzui-Ndjong et poursuit son cours à Bazou où il se jette dans le « Kofi ».
Danda : Il doit la régularité de ses eaux grâce à l’apport non négligeable de ses deux affluents Baba 1 et Baba 2 qui le rejoignent dans sa partie supérieure.
Ce petit cours d’eau joue un rôle capital en sens qu’il sert de limite entre Bangangté et Bangoulap.
Lo’o : De Ntagni où il prend sa source, Lo’o traverse Meneu avant que de se retrouver à Manga où il poursuit son cours. C’est tout près de sa source qu’il a été installé en 1986 dans le cadre du programme d’adduction en eau potable au village un château qui alimente près de 34 pompes communes.
D’une manière générale, les cours d’eau que nous retrouvons à Bangoulap sont de très petites tailles. Ce qui est d’autant plus surprenant car les vallées sont trop encaissées ; on note parfois la présence des vallées sèches. L’hypothèse que nous pouvons avancer en attendant que les études sur la géologie de ces sols nous en disent mieux, c’est l’éventuelle présence dans cette région de terrains perméables (calcaires) qui absorberaient de l’eau tombée à a suface.

4- La végétation : la végétation n’est pas monotone sur les 86 Km2 que couvre le village, surtout parce que la région inégalement baignée. Dans des vallées drainées, on assiste à des petites forêts denses (zones sacrées à accès difficile) ou alors à des forêts claires quand celles-ci sont exploitées pour la culture des vignes, des cultures de rente (kolatiers, caféiers, etc).

La forêt disparaît au fur et à mesure qu’on aborde le flanc des collines. Ici c’est plutôt une savane herbeuse ou arbustive constituée par les eucalyptus, très sollicités pour le bois de chauffage et pour la construction des maisons.

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